Chapitre
3
Netware
est le Network Operating System (NOS) créé par Novell (Novell
étant une marque au même titre que Microsoft, par exemple).
Il
est composé des couches de protocoles ipx (Internet Protocol
eXchange) et d'un Netware Shell (netx pour Netware 3.1x-
VLM pour la nouvelle version de Netware 4.x) ainsi que d'applications
propres à cet environnement.
Netware
est construit autour de deux éléments principaux: les serveurs de
fichiers (File Server) et les serveurs d'imprimantes (Print
Server); comme ces deux éléments peuvent être réunis sur une seule machine,
on parle fréquement de serveur Novell sans autre spécification.
1.-
le numéro du réseau:
Le
numéro du réseau est un nombre pouvant aller jusqu'à 8 caractères hexadécimaux.
C'est l'identification du réseau. Parfois l'appellation d'external
net est utilisée pour le définir.
2.-
le numéro du serveur:
Comme
pour le numéro du réseau, il s'agit d'un nombre pouvant aller jusqu'à
8 caractères hexadécimaux. C'est le préfixe unique identifiant le serveur.
En général, l'appellation utilisée est internal net.
Tous
les serveurs reliés sur le même segment logique doivent obligatoirement
avoir le même numéro de réseau (external net).
L'adressage
sous Netware s'effectue de la manière suivante :
Pour
les serveurs : Internal net + adresse Ethernet
Pour
les stations de travail : External net + adresse Ethernet
Les
adresses des stations de travail sont donc attribuées automatiquement
en fonction du numéro du réseau (external net) et de leur adresse Ethernet.
Les
serveurs sont référencés sur le réseau à l'aide d'un nom: SHC01,
SHCCIC par exemple; il s'agit de leur adresssage mnémonique.

Le
disque dur d'un serveur contient deux partitions. Une partition DOS
d'environ 5 à 10MB et une partition Netware qui occupe le reste du disque.
L'espace
réservé à Netware est en général divisé en trois volumes :
-
Le volume système
-
Le volume programme et (ou) application
-
Le volume data
Le
volume système contient tous les répertoires et tous les fichiers du
NOS Netware. L'utilisateur a très peu de droits sur ce volume. Cependant
l'accès à un serveur implique le passage sur ce volume puisque le répertoire
de login s'y trouve.
L'accès
au serveur s'effectue grâce à un LoginName et un Password.
Il faut encore y ajouter un context, qui fait référence à la
structure du Service des Hospices Cantonaux pour l'environnement Netware
4.1
Il
existe deux groupes de Drive (disques):
1.-
Local drive ou disques locaux (en général A-E)
2.-
Network drive ou disques réseaux (en général F-Z)
| |
|
|
Logical
drive |
Search
drive |
| Local
drive |
A: |
1
|
|
|
| Local
drive |
B: |
2
|
|
|
| Local
drive |
C: |
3
|
|
|
| Local
drive |
D: |
4
|
|
|
| Local
drive |
E: |
5
|
|
|
| Network
drive |
F: |
6
|
1
|
|
| Network
drive |
G: |
7
|
2
|
|
| Network
drive |
H: |
8
|
3
|
|
| Network
drive |
I: |
9
|
4
|
|
| Network
drive |
J: |
10
|
5
|
|
| Network
drive |
K: |
11
|
6
|
16
|
| Network
drive |
L: |
12
|
7
|
15
|
| Network
drive |
M: |
13
|
8
|
14
|
| Network
drive |
N: |
14
|
9
|
13
|
| Network
drive |
O: |
15
|
10
|
12
|
| Network
drive |
P: |
16
|
11
|
11
|
| Network
drive |
Q: |
17
|
12
|
10
|
| Network
drive |
R: |
18
|
13
|
9
|
| Network
drive |
S: |
19
|
14
|
8
|
| Network
drive |
T: |
20
|
15
|
7
|
| Network
drive |
U: |
21
|
16
|
6
|
| Network
drive |
V: |
22
|
17
|
5
|
| Network
drive |
W: |
23
|
18
|
4
|
| Network
drive |
X: |
24
|
19
|
3
|
| Network
drive |
Y: |
25
|
20
|
2
|
| Network
drive |
Z: |
26
|
21
|
1
|
Disques
locaux (Local Drive):
Les
disques locaux, nommés aussi disques physiques ou Physical Drives, sont
les endroits où l'on peut lire et écrire des données sur un support
local. Sur un poste de travail, on utilise généralement les lettres
A,B,C,D,E pour les définir.
Disques
réseaux (Network Drive):
Les
disques réseaux, nommés aussi disques logiques ou Logical Drive (car
ils ne correspondent pas nécessairement à un support physique distinct),
sont répartis en deux catégories :
1-
les ''Network Drive Mappings'' correspondent à un point précis (d'un
répertoire) sur la partition Netware du réseau. Selon nos standards,
les lettres utilisées comme disques logiques vont de F à Z.
Pour
définir la première lettre disponible pour les disques réseaux, il faut
insérer dans le fichier config.sys (Windows 3.1x) la ligne
suivante:
lastdrive
= E (=Z pour les VLM)
ce
qui implique que le dernier disque local utilisé sera le E.

Si
nous voulons que l'utilisateur ALAIN puisse accéder facilement sur son
répertoire, nous pouvons lui créer un disque réseau, qui sera représenté,
par exemple, par la lettre M:.
Ce
même emplacement dans l'arborescence pourrait tout aussi bien être représenté
par la lettre R: pour un autre utilisateur, et la lettre M:
utilisée pour un autre emplacement dans l'arborescence (par exemple:
SHCCIC:\PRG\WINDOWS\WORD).
Afin
d'éviter les confusions, les lettres attribuées au disque réseaux ont
été normalisées:
- F: disque de login.
-
K: répertoire personnel
-
X: répertoire de transfert inter-service.
2-
Les ''Search Drive Mappings'' correspondent aux Path de
l'autoexec.bat. On ne peut utiliser qu'exclusivement les lettres K à
Z, dans l'ordre décroissant soit Z, Y, X, etc.
Les
serveurs Novell sont utilisés pour gérer le système d'impression du
monde bureautique (PCs).
Les
Print Server permettent la gestion de ces systèmes d'impression.
Dans
le réseau des Hospices, deux types de Print Server sont utilisés :
1-
Un module Netware pserver chargé sur le serveur de fichiers (File
Server) dans le cas où l'imprimante est équipée d'une carte réseau ou
si elle est connectée directement sur le port parallèle du serveur.
Les imprimantes HP Laserjet 4 utilisent ce module pserver.
Les
imprimantes dotées d'une carte réseau supportent, en général, les impressions
en mode TCP/IP: dans ce cas, la gestion des impressions ne passe pas
par le Print Server Netware.
2-
Les boîtiers EPS de Lantronix pour les impressions Novell et
TCP/IP dans le cas où l'imprimante n'a pas de carte réseau.
Dans
ce cas, les impressions peuvent être gérées directement par le boîtier
d'impression (via son son propre Print Server) ou par le serveur
Novell (via un Print Server défini sur le serveur Novell).
La
définition des imprimantes sous Novell s'effectue en quatre phases:
1.-
Création d'un serveur d'impression (Print Server).
2.-
Définition des imprimantes.
3.-
Définition des queues d'impressions.
4.-
Mise en relation d'une queue d'impression et d'une imprimante.
Ce
travail est effectué exclusivement par l'administrateur du réseau !
L'imprimante
sera reliée à une queue et à un port parallèle. C'est-à-dire qu'un port
du PC est redirigé sur une queue d'impression d'un serveur de fichiers.
En
règle générale, les ports lpt2 et lpt3 sont redirigés sur le réseau,
alors que le port lpt1 reste libre pour les impressions sur une imprimante
locale. Il se peut que certaines applications DOS nécessitent des impressions
sur le port lpt1: dans ce cas de figure, lpt1 peut également être redirigé
sur une queue d'impressions du réseau Netware.
Les
queues d'impressions sont gérées sur un serveur de fichiers. La gestion
des travaux d'impression s'effectue en fonction de la localisation du
serveur d'impressions (sur la même machine que le serveur de fichiers
ou sur un boîtier d'impressions).

Les
travaux d'impressions (jobs) sont envoyés de la station de travail sur
une queue d'impression (qui est, en fait, un sous-répertoire du serveur
de fichiers). La queue d'impression stocke les travaux en attente jusqu'à
ce que le Print Server puisse les traiter et les envoyer sur une imprimante.
L'infrastructure
d'un réseau informatique est composée, outre le câblage cuivre et optique,
de matériel électronique et informatique.
Les
Tranceivers sont des équipements de transformation de signal
physique d'une nature en un autre signal d'une autre nature: de BNC-10Base2
à FOIRL (Fiber Optical Inter Repeater Link), ou de AUI (Access Unit
Interface) à 10BaseT par exemple.
Ces
équipements, qui ne possèdent pas d'adresse physique, ne régénèrent
pas le signal et ne peuvent donc pas augmenter la distance maximum de
transmission (qui dépend du type de média, comme nous l'avons vu).

Les
Repeaters (répéteur) sont à comparer à des amplificateurs qui
régénèrent le signal et qui permettent ainsi d'étendre la distance maximum
de transmission.
Il
peuvent être munis de différents types de tranceivers et posséder une
adresse physique par port.

Le
réseau reste unique, c'est-à-dire que le trafic entre les noeuds A et
B se retrouve également sur la partie droite du repeater et inversement;
les collisions sont propagées.
Ce
type d'équipement ne nécessite aucune configuration logicielle.
Les
Bridges (pont) font partie des équipements d'interconnexion et
possèdent au minimum 2 ports munis de Tranceiver ou de connecteur AUI
ayant une adresse physique chacun.
Ce
type d'équipement, logiciel et matériel, assure une segmentation physique
et logique du réseau. Seul les paquets destinés à un équipement situé
de l'autre côté du Bridge le traverse.
Cela
signifie que le trafic local entre les noeuds A et B ne traverse pas
le Bridge et n'encombre ainsi pas le segment de droite. Le trafic est
filtré, les collisions ne sont pas propagées.

Les
Bridges effectuent leur tri (le paquet doit-il passer ou non) sur les
adresses physiques des paquets.
La
configuration logicielle de ce type d'équipement est en général automatique;
les possibilités de filtrage sont assez restreintes et ne permettent
pas une grande précision.
Un
Router (routeur, appelé aussi abusivement Gateway) est
également un équipement d'interconnexion muni de 2 ports au minimum
et ayant une adresse physique et logique pour chacun d'eux.
Ces
ports peuvent être connectés sur un modem: on parle alors de Remote
Router (routeur distant); dans ce cas, un autre Router muni d'un
modem doit se trouver à l'autre extrémité de la liaison téléphonique.
La
configuration logicielle des ces équipements est complexe et permet
la création de filtres très fins, au niveau des couches de protocoles
de communications (au niveau de IP, TCP etc.).
Certains
équipements combinent les fonctionnalités de Bridge et de Router: les
BRouters.
Dans
l'exemple précédent, il est possible de décider que la station A peut
communiquer en mode TCP/IP avec les noeuds C et D, tandis que le noeud
B ne peut communiquer qu'avec A et qu'en mode IPX/Netx.
L'autre
grande fonction des Routers est l'aiguillage (routage) des paquets à
travers le réseau: les paquets passent d'un Router à l'autre en fonction
d'un chemin (route) calculé d'entente entre les Routeurs du réseau (et
ceci à l'échelle mondiale d'Internet), d'après une série de protocoles
de routage.
Les
paquets de l'exemple ci-dessous transitent du noeud A au noeud B en
passant par un chemin qui peut varier d'une fois à l'autre (en fonction
de la charge, des Routers hors-service etc.).

Les
Hubs (concentrateurs) permettent la connexion de plusieurs noeuds sur
un même point d'accès sur le réseau, en se partageant la bande-passante
totale.
La
structure physique qui s'en dégage est une étoile, mais la topologie
logique reste un bus (pour Ethernet).
Les
Hubs sont munis, sauf sur les équipements de bas de gamme, d'un
port Repeater (optique ou AUI) permettant la connexion sur le reste
du réseau ou sur le backbone.
Il
est en général possible d'y installer plusieurs types de modules (bridges
ou autres).
Les
informations entrant et sortant de la carte réseau (Adapter) doivent
être gérées par le PC.
La
carte réseau est pilotée, comme n'importe quel périphérique, par un
driver.
Les
informations issues du driver (ou destinées à lui) doivent avoir un
format tel qu'elles soient exploitables par les protocoles (logiciels)
supérieurs.
Dans
un premier temps, les fabricants de cartes réseau proposaient leur propre
suite de protocoles, ce qui évitait les problèmes d'incompréhension
entre le driver de la carte à proprement parler et le reste de la couche
réseau; cette façon de faire oblige à utiliser un seul fournisseur pour
la partie logicielle et matérielle, ce dernier n'étant, deplus, pas
forcément capable de fournir tous les protocoles nécessaires.
Une
autre solution consiste à construire la partie basse du protocole de
communication à l'aide du driver de la carte: c'est le cas de l'IPX
natif de NetWare.
Des
constructeurs se sont finalement alliés afin de créer un standard qui
permettrait d'utiliser n'importe quel driver de carte réseau (répondant
à ce standard) avec n'importe quelle suite de protocoles.
De
ces accords sont issus trois standards principaux: Packet Driver
, ODI (Open Datalink Interface) de Novell et NDIS
(Network Driver Interface Specification) de Microsoft et 3com.
-Packet
Driver est une spécification relativement indépendante des constructeurs
mais assez délicate à utiliser.
-NDIS
est utilisé sur les NOS (Network Operating System) du type LAN Manager
de Microsoft et de ses dérivés (IBM-LAN server, Windows 95, Windows
NT, DEC- Pathwork).
-La
spécification ODI de Novell permet, outre l'emploi de n'importe quelle
carte supportant ce standard, l'utilisation en parallèle de IPX/Netx
de plusieurs piles de protocoles (TCP/IP et IPX/Netx par exemple): on
parle de multi-stack.

Le
logiciel 'ODI' chargé sur les PCs se nomme lsl.com (Link Support
Layer) et est fournit par Novell. Sa tâche est d'assurer le lien entre
le driver de la carte réseau et les couches protocoles supérieures;
il est donc capable de déterminer s'il s'agit d'un paquet IP ou IPX
et d'appeler le programme correspondant (tcpip.exe ou ipxodi.com).
Le
driver de la carte réseau compatible ODI (du type driver.com)
est fourni par son fabricant
Le
programme ipxodi.com (fournit par Novell) communique avec le
programme netx.com qui lui-même transmet les informations aux
applications.
En
parallèle, le programme tcpip.exe de LanWorkplace (Novell), qui
comprend les couches IP et TCP, s'occupe de la partie TCP/IP de la communication.
LanWorkplace
de Novell est une suite d'applications TCP/IP (telnet, ftp, ping etc.)
et de couches réseau (tcpip.exe).
Windows
95 intègre directement les différentes couches réseau mais reprend les
mêmes principes de fonctionnement.
Les
applications réseaux TCP/IP courantes sont:
-telnet:
tnvt220.exe et wt3270.exe (Host IBM) sous DOS (LanWorkPlace)
Host
Presenter sous Windows (LanWorkplace)
5PM
sur Macintosh et Windows.
-ftp:
ftp.exe sous DOS (LanWorkPlace)
CuteFTP
sous Windows
Rapid
Filer sous Windows (LanWorkPlace)
-mail:
weudora.exe sous Windows.
Eudora
sur Macintosh
-www:
Netscape sur Macintosh et PC.
Internet
Explorer sur PC
L'utilitaire
'ping' (construit sur une couche spéciale au dessus de IP: ICMP - Internet
Control Message Protocol) permet d'interroger n'importe quelle machine
fonctionnant avec le protocole TCP/IP et de recevoir une réponse (...'pong'.
'... is alive' ou '... responded'), si l'équipement
et la liaison fonctionnent correctement.
Il
est ainsi possible de savoir si la liaison réseau et l'équipement sont
fonctionnels.
Sous
DOS, il s'agit de la commande ping.exe et sous Windows de l'utilitaire
IP Resolver. IP resolver permet, en plus, de retrouver le nom
logique d'une machine à l'aide de son adresse IP, et inversement.